lettres de l'intime souffrance

25 novembre 2018

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Arrivée à la maison.

tu me demandes si j'ai les clés, je réponds non, mais il y a Louis !

Tu te mets en pétard, je ne me souviens plus exactement les mots que tu as utilisé , mais cela ressemble à : «  à quoi ça sert d'être là, si la porte est fermée » ou autre chose, peu importe.

Je te réponds sans réfléchir plus que cela, ce que je fais d'habitude avant de parler : «  Tu ne vas pas commencer ». Il me semble.

La phrase dite sans doute avec conviction, mais ni agressive, ni péremptoire.

Tu as depuis décidé de faire ta figure des mauvais jours, sans égard, sans gentillesse, rude, méprisante. Tu es très fort dans ce type de saloperie.

Je te remercie des attentions que tu as imaginé pour moi, livre, journaux, rangements de la maison et mille projets que tu as pour nous dans ta tête.

Mais s'il te plaît, arrête avec ton aversion à l'encontre de Louis ? Car dés que sa présence physique ou évoquée se fait jour, tu te cabres. Tu as le droit de le détester, mais ma vie est liée à la sienne , j'aimerai qu'il soit marié, pére de famille, avec un travail et complètement autonome. Il est redevenu autonome sur bien des plans et je ne désespère pas qu'il finisse par y arriver complètement. En tout cas , il prend en charge beaucoup de choses que tu t'attaches à ne pas voir, pour justifier ton aversion et continuer à le voir comme un fardeau.

Tu changerais la donne, si tu le voyais avec un minimum de chaleur humaine et de compréhension, c'est ce que j'ai fait un jour pour arriver à le comprendre et à l'accompagner pour le sortir de l'ornière. Je crois que c'est un beau résultat.

Voilà, je ne vais pas te répéter mon attachement à notre vie à ce que nous sommes à ce que nous avons construit.

Pendant que j'écris, je pleure pour évacuer toute cette tension que tu mets en moi, pour rien.

Je viens de faire des efforts importants pour la suite de notre vie, pour essayer de me conserver en bonne santé, mais je ne peux plus encaisser tes attitudes hostiles qui plombent l'atmosphère pour rien.

Moi, je résiste, je fais de tous les côtés pour que tout le monde soit bien , en pouvant à peine marcher , mais cela ne peut plus aller comme cela. Il me faut juste une ambiance normale, voire sereine. On est capable de la créer ainsi pourtant souvent.

Le climat de ces deux jours me rend malade, me focalise que sur toi sans arrêt , pour savoir ce que tu vas penser, faire et croire. Je ne peux plus encaisser cette pression continuelle.

Fais un effort d'accepter Louis, comme il est et de positiver la situation , cela l'aidera sans doute à continuer à aller de l'avant et être assez fort pour faire sa propre vie ailleurs. Tu peux comprendre çà ! Dans le rejet,l'aversion il ne peut que s'enliser et stagner . Et quoi que tu en penses tu comptes pour lui, mais tu ne veux rien voir.

Je ne peux pas aborder oralement cet état de fait, je suis moins forte qu'avant et j'ai du mal à « me mettre devant ». Tu parles fort, plus vite que moi, sans doute mieux, je ne manque pas de courage, mais de force. Tout cela me coûte et je ne veux plus aller «  au placard » pour combler mes émotions négatives pour faire court.

Tu fais comme tu le sentiras, sache que j'ai toujours essayé de te comprendre et que je sais mieux que personne ce qui t'a manqué dans la vie. J'ai essayé depuis longtemps de t'apporter cette sérénité qui fait que l'on peut avancer et avoir une « figure d'homme heureux ».

Oui,on a encore tout ce qu'il faut pour être bien, mais moi je sens que je décline et qu'il me faut « en permanence » une ambiance calme et linéaire, j'estime l'avoir mérité dans ma vie personnelle, familiale et professionnelle.

J'ai rien d'autre à dire sinon si tu l'avais pas compris QUE JE SERAI TOUJOURS LA POUR TOI

 

Mardi 30 octobre 7h

Posté par arlesie à 09:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]